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un article sur Peillon et la concertation

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Julie/Aitana/Dindon25

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Inscrit le: 19 Nov 2012
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Localisation: Besançon

MessagePosté le: Mer 21 Nov - 23:12 (2012) Sujet du message: un article sur Peillon et la concertation Répondre en citant


En lisant cet article, je ne comprends pas comment on peut en être arrivé là...


Je me dis que ça laisse quand même bcp d'espoir sur les possibilités de refondation avec cet homme, non ?


Il est déjà revenu sur les devoirs
Il accepte aussi plus de souplesse dans le calendrier pour respecter les communes qui ont besoin de temps pour s'organiser...
( c'est signe qu'il est "à l'écoute" même si cela pose d'autres pbs comme l'égalité sur tout le territoire...)

Il FAUT que l'on soit ENTENDU...



(j'ai attrapé cet article sur le blog de profencampagne, ce n'est pas de lui)

Article du 6 juillet 2012 mais à relire néanmoins à la lumière des événements


Enième consultation sur l'école ? Non. Première concertation sur le sujet ? Oui. "Consultation", "concertation", les mots se ressemblent, riment même. Pourtant, rien de commun entre ces deux formes politiques. Dans le premier cas, on fait remonter des informations, dans le second, on imagine des solutions !
Jeudi 5 juillet, trois ministres du gouvernement Ayrault et le premier ministre lui-même ont ouvert la concertation sur l'école promise par le candidat François Hollande. Une série de rendez-vous estivaux qui doivent réunir 500 personnes et se terminer par la remise d'un rapport, début octobre. Il s'agit de "refonder l'école de la République", d'"écrire un nouveau contrat entre la nation et son école", comme l'a précisé le ministre de l'éducation, Vincent Peillon, grand ordonnateur de l'opération.
Refonder, c'est reconstruire sur une base solide. La concertation est le chemin choisi pour y parvenir. Le cadrage de départ, ce sont les promesses de François Hollande, et les réunions de l'été doivent faire émerger les moyens d'atteindre ces buts pour que le ministre reprenne ensuite la main et arrête des décisions. Puis viendra, en octobre, l'heure de la rédaction d'une loi d'orientation.
Déjà appliqué en matière environnementale, ce processus de décision, nouveau sur l'école, a germé dans le cerveau du ministre-philosophe. N'oublions pas que Vincent Peillon est l'auteur de L'Eloge du politique (Le Seuil, 2011), où il traite du rôle du philosophe dans la cité. Et avec sa concertation, il veut – excusez du peu – inventer une nouvelle forme de démocratie participative.
En théorie, ce grand rendez-vous estival, c'est donc du Rousseau enrichi d'une dose d'Habermas. Du Jean-Jacques Rousseau parce qu'il s'agit de mobiliser le citoyen dans l'espace public, de l'éclairer, en lui fournissant l'accès aux derniers travaux de la recherche, pour qu'il produise des idées qui permettront d'instaurer la semaine de neuf demi-journées, de définir comment l'école primaire devient vraiment prioritaire, comment on rebâtit un système fiable d'évaluation des élèves...
Sur ce socle des Lumières vient se greffer une petite dose de Jürgen Habermas. Le philosophe allemand ayant montré que, pour optimiser l'action publique, il fallait soigner la composition des groupes de citoyens, l'équipe de Vincent Peillon a intégré cette approche en optimisant la répartition des 500 participants. "Si on veut un débat de qualité, il faut une large confrontation", rappelle Nathalie Mons, une universitaire membre du comité de pilotage.
Bref, "si on laisse s'exprimer sans cadrage les gens de terrain, ils vont classiquement raconter leur expérience et défendre leurs intérêts propres. La recherche montre que le débat sera d'autant plus riche que la mixité des groupes est réelle et que leur taille est large", ajoute Nathalie Mons. Mélanger des gens de statuts et de cultures différents permet de croiser les savoirs scientifiques et les connaissances issues du terrain. Cela autorise aussi chacun à sortir de son expérience personnelle et de la défense de ses intérêts particuliers et l'incite à élever le niveau de sa contribution.
Preuve a été faite, sur le terrain, du fonctionnement de cette démocratie participative. Entre 1988 et 2004, au Brésil, quand le Parti des travailleurs gérait l'exécutif municipal de Porto Alegre, un budget participatif avait été mis en place, dont l'usage était décidé par la population. Et les idées ne manquaient pas. (1)
Mais les Français sont-ils prêts ? N'ont-ils pas une vision trop enchantée de l'action publique pour croire possible une vraie concertation riche et productive ? On préfère l'expert et son formatage rassurant, peu innovant mais toujours dans les schémas, à l'assemblée citoyenne... Et on imagine déjà que le ministre sait ce qu'il écrira dans son projet de loi. Que tout cela n'est qu'un simulacre de prise en compte de la parole publique...
Mais si ça marchait vraiment ? Si la concertation produisait des idées nouvelles ? Les syndicats pourraient se plaindre d'avoir été contournés, puisque la concertation aura évité le classique tête-à-tête entre le ministre et eux. En dépit des dénégations de Vincent Peillon, qui explique que "personne ne doit penser que nous allons contourner la démocratie sociale par une démocratie participative", rien n'empêchera de le croire.
A la limite près que, si cela marchait vraiment, ce ne serait pas seulement l'école qui aurait été refondée mais bien plus. Vincent Peillon a cette idée derrière la tête, un peu prétentieuse, peut-être, très idéaliste, sans doute, mais intellectuellement séduisante : s'il réussissait par cette méthode "à refonder l'école dans la République, c'est la République qui serait refondée par l'école". Il serait arrivé à un consensus pour bâtir une école moderne, certes, mais il aurait fait bien plus. Dans une société qui s'abstient souvent dans le débat public et joue l'abstention plus qu'à son tour, il aurait remis de la politique dans la cité, recrédibilisé l'action publique en jouant la démocratie participative.
Et si le ministre de l'éducation ratait ? S'il se trouvait face à un débat sans idée ? Si les intérêts particuliers l'emportaient sur la cause générale... Vincent Peillon aurait alors gâché la dernière chance de sauver le modèle français d'école. Après le quinquennat de François Hollande, il sera trop tard.
baumard@lemonde.fr


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MessagePosté le: Mer 21 Nov - 23:12 (2012) Sujet du message: Publicité

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Inscrit le: 19 Nov 2012
Messages: 322

MessagePosté le: Jeu 22 Nov - 07:17 (2012) Sujet du message: un article sur Peillon et la concertation Répondre en citant

un autre ici
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121121.FAP6091/peillon-promet-de-la-souplesse-aux-maires-dans-l-organisation-des-temps-scolaires.html#reagir


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:07 (2018) Sujet du message: un article sur Peillon et la concertation

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